Sacred Futurism · Jeu vidéo · Art nouveau

Le Royaume du Paon : l'univers Art nouveau de Sacred Futurism et son jeu vidéo, L'Écrin du Paon

Par Alexandra Barbin · · Lecture : 7 min

Le Royaume du Paon est un univers visuel imaginé par le média Sacred Futurism pour un jeu vidéo, L'Écrin du Paon. Il réunit Éléonore, une souveraine humaine à 70 % et paon à 30 %, et une architecture Art nouveau inspirée de la biologie du paon bleu. Le jeu se joue avec des crédits fictifs, sans argent réel, et n'est pas jouable en ligne. L'univers pose une question simple : que voit-on vraiment quand on regarde ce qui brille ?

Écran du jeu L'Écrin du Paon : cinq colonnes de symboles Art nouveau bleu saphir et turquoise (couronne, flacon, éventail, miroir), encadrées de plumes de paon et de perles, avec Éléonore et son sceptre à droite.
L'interface de L'Écrin du Paon, le jeu vidéo du Royaume du Paon.

Qu'est-ce que le Royaume du Paon ?

C'est l'un des royaumes de Sacred Futurism, un média qui explore la relation entre l'humain, le numérique et le vivant.

Ici, l'animal est le paon bleu (Pavo cristatus (nouvel onglet)). Le mouvement est l'Art nouveau (nouvel onglet). La figure est Éléonore, une souveraine aux cheveux roux cuivrés et aux yeux bleus. Ses valeurs : souveraineté, beauté, perception, transformation, mystère et lien entre l'humanité et le vivant.

Pourquoi le paon ?

Le paon est l'animal du regard. Sa roue porte des ocelles, ces motifs en forme d'œil qui fixent celui qui les observe. Une part de ses couleurs ne vient pas d'un pigment seul : elle naît de la structure microscopique des plumes, qui diffracte la lumière. Les teintes changent donc selon l'angle d'observation.

Le royaume part de ce paradoxe. Ce qui paraît le plus visible est aussi ce qui trompe le plus. L'apparence n'est jamais tout à fait la réalité.

Éléonore, la souveraine au troisième œil

Éléonore reste visiblement humaine. Pas de tête d'oiseau ni de costume : l'hybridation passe par les plumes, la couronne et un détail unique.

Ce détail est un troisième œil, placé sur son bras. Il ne remplace jamais ses deux yeux naturels. Son rôle : percevoir les intentions cachées et révéler le rapport entre ce qui se montre et ce qui est.

Un univers Art nouveau, pas un décor fantasy

L'Art nouveau (vers 1890–1914) cherchait l'unité des arts autour des formes vivantes. Alphonse Mucha (nouvel onglet) et Hector Guimard (nouvel onglet) en sont deux figures majeures. Le paon y est un motif récurrent, en bijouterie comme en vitrail.

Le Royaume du Paon reprend ce principe. Son palais n'est pas décoré de motifs de paon : il est une interprétation vivante de l'animal.

L'architecture du palais : traduire le paon en bâtiment

Le palais applique l'idée centrale de l'Art nouveau : la structure et l'ornement ne font qu'un. Chaque trait du paon devient un choix de construction, pas une décoration ajoutée.

Cette démarche s'inscrit dans une lignée réelle. À Bruxelles, l'hôtel Tassel (nouvel onglet) de Victor Horta (nouvel onglet) (1892–1893) laisse ses structures métalliques se courber comme des tiges. À Paris, les entrées de métro d'Hector Guimard (1900) font pousser la fonte comme une plante.

L'intérieur prolonge l'extérieur : murs courbes, mobilier organique, textiles nacrés, velours bleu. L'or n'y est qu'un accent. Le jardin est la dernière pièce du palais : fleurs blanches, grands arbres, terrasses de pierre claire et bassins turquoise prolongent l'architecture au lieu de l'entourer.

Du paon au palais : ce que chaque trait devient
Trait du paonTraduction architecturaleCe que ressent le visiteur
La roue déployéeToits de verre courbes, ouverts en éventail au-dessus du hallUne lumière qui descend et enveloppe, comme sous une aile
Les ocellesVitraux en forme d'œil, sertis de verre saphir et turquoiseLe sentiment d'être regardé par le bâtiment lui-même
La couleur structurelleVerres et métaux qui changent de teinte selon l'angle et l'heureUn lieu qui n'a jamais tout à fait la même apparence
Le cou élancéColonnes fines et sculptées, nervures d'argent et d'or vieilliUne verticalité légère, sans masse
La paradeBassins réfléchissants devant les façadesLe palais se dédouble : on voit le reflet avant le bâtiment

La palette du royaume

La lumière est celle du jour, autour de 5 500 K, sans dominante jaune. Le roux des cheveux d'Éléonore crée le seul contraste chaud.

Les couleurs du Royaume du Paon
CouleurCodeRôle
Bleu saphir profond#0B3D91Dominante
Turquoise paon#0097A7Dominante
Blanc nacré#F7F4EEDominante
Vert irisé#1F6F57Dominante
Argent froid#BFC8D2Accent
Or ancien atténué#C9A96BAccent discret

L'Écrin du Paon : le jeu vidéo du royaume

L'Écrin du Paon est un jeu vidéo de rouleaux au décor Art nouveau, aux couleurs du royaume. On y joue uniquement avec des crédits fictifs, qui n'ont aucune valeur : ils ne s'achètent pas et ne s'échangent pas. Le jeu est aussi sans mécanisme trompeur. C'est un choix cohérent avec le royaume : un univers qui parle de l'écart entre apparence et réalité ne pouvait pas reposer sur des illusions de gain.

Un jeu jouable en vrai, pas en ligne

Le projet existe en version réelle : il est possible d'y jouer, mais pas en ligne. Les écrans de cet article en montrent l'interface.

Comment se déroule une partie

Chaque joueur reçoit 2 000 crédits fictifs, de quoi découvrir toute la Chambre d'Éléonore. Chaque tour coûte 10 crédits, réglables de 10 à 200. Trois joyaux identiques côte à côte rapportent des crédits, qui s'additionnent tout au long de la partie. Le bilan retire le coût des tours joués et dit honnêtement si le joueur est en avance ou en retard.

Cinq colonnes de symboles Art nouveau défilent : couronne, flacon, éventail de paon, miroir à main et portrait d'Éléonore. Des pouvoirs ponctuent la partie : la Plume de paon double le gain de sa ligne, et trois Miroirs ouvrent dix tours Reflets où le multiplicateur monte à chaque gain.

Fenêtre d'accueil de L'Écrin du Paon : trois règles numérotées (vos crédits, coût d'un tour, gains de la partie) et le bouton « Recevoir mes 2 000 crédits et commencer », avec la mention 18+ aucun argent réel aucun achat.
L'écran d'accueil : trois règles, 2 000 crédits fictifs, aucun argent réel.

La Chambre d'Éléonore et les points d'éclat

Chaque action du jeu rapporte des points d'éclat : 1 par gain, 2 par pouvoir (Effacement, Vol de la Plume, Flacon, Couronnement, Souffle, Destin, Reine), 5 par Reflets, Roue ou Collier. Ces points éclairent les six tableaux de la Chambre d'Éléonore, qui se dévoilent un à un : le premier à 40 points, le sixième à 540. Les points d'éclat ne valent aucun crédit.

La Chambre d'Éléonore, verrouillée : six arches bleu nuit surmontées d'un cadenas, avec la mention « bientôt à découvrir » et la phrase d'Éléonore demandant de l'aider à y ramener les reliques.
La Chambre d'Éléonore : six tableaux à découvrir grâce aux points d'éclat.
Panneau « Les secrets de l'écrin » ouvert à droite de l'écran de jeu : état des pouvoirs d'Éléonore, règles du jeu, table des gains et paliers de points d'éclat des six tableaux.
Le panneau « Les secrets de l'écrin » : pouvoirs, règles et paliers de la chambre.

Un jeu sans argent réel

L'Écrin du Paon est réservé aux adultes (18+) et n'utilise que des crédits fictifs. Il n'y a ni mise d'argent réel, ni achat, ni gain à encaisser.

Ce que le royaume dit de nous

Nous vivons entourés d'interfaces qui brillent pour capter notre regard. Le Royaume du Paon retourne la question : et si la vraie souveraineté consistait à voir ce que l'éclat cache ?

C'est la ligne de Sacred Futurism : observer les systèmes, comprendre l'humain, imaginer d'autres futurs. Découvrez le média Sacred Futurism.

Questions fréquentes

Qu'est-ce que le Royaume du Paon ?

C'est un univers visuel du média Sacred Futurism, inspiré du paon bleu et de l'Art nouveau. Il met en scène une souveraine humaine, Éléonore, dotée d'un troisième œil, dans un palais organique de verre et de vitraux.

Qu'est-ce que L'Écrin du Paon ?

C'est le jeu vidéo du Royaume du Paon : un jeu de rouleaux au décor Art nouveau, qui se joue avec des crédits fictifs sans aucune valeur. Il existe en version réelle, mais il n'est pas jouable en ligne.

Peut-on jouer à L'Écrin du Paon en ligne ?

Non, le jeu n'est pas jouable en ligne. Le projet existe en version réelle, et les écrans de cet article montrent son interface.

Peut-on gagner ou perdre de l'argent avec L'Écrin du Paon ?

Non. Le jeu n'utilise que des crédits fictifs : aucune mise d'argent réel, aucun achat et aucun gain encaissable.

Qui est Éléonore ?

Éléonore est la souveraine du Royaume du Paon, humaine à 70 % et paon à 30 %, aux cheveux roux cuivrés et aux yeux bleus. Un troisième œil, placé sur son bras, lui permet de percevoir les intentions cachées.

Comment fonctionnent les points d'éclat dans L'Écrin du Paon ?

Chaque action du jeu rapporte des points d'éclat : 1 par gain, 2 par pouvoir et 5 pour les combinaisons Reflets, Roue ou Collier. Ils éclairent les tableaux de la Chambre d'Éléonore et ne valent aucun crédit.

Pourquoi le paon est-il associé au regard ?

Sa roue porte des ocelles, des motifs en forme d'œil. Une part de ses couleurs vient aussi de la structure microscopique des plumes, qui fait changer les teintes selon l'angle.

Quel est le rôle du troisième œil d'Éléonore ?

Il perçoit les intentions cachées et révèle l'écart entre ce qui se montre et ce qui est. Il s'ajoute à ses deux yeux naturels, sans jamais les remplacer.

Quel lien entre le paon et l'Art nouveau ?

L'Art nouveau (vers 1890–1914) puise dans les formes vivantes, et le paon y est un motif récurrent, en bijouterie comme en vitrail. Le Royaume du Paon en reprend les courbes, le vitrail et le bijou sculpté.

Quelles sont les couleurs du Royaume du Paon ?

Bleu saphir, turquoise paon, blanc nacré et vert irisé dominent, avec de l'argent froid et un or ancien discret. Le roux des cheveux d'Éléonore apporte le seul contraste chaud.

À quoi ressemble l'architecture du Royaume du Paon ?

C'est un palais Art nouveau, interprétation vivante du paon : toits de verre en éventail, vitraux en forme d'ocelles, colonnes élancées et bassins réfléchissants. Il s'inscrit dans la lignée de Victor Horta et d'Hector Guimard, où structure et ornement ne font qu'un.

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